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Identite secrete

Interview start-up : Uzer

Clément, CEO et co-fondateur de Uzer (le boîtier connecté qui t'aide à trier tes déchets), nous raconte son aventure.

06.03.2018

Présente-nous brièvement ton parcours, ta formation

Diplômé de l’IESEG à Lille, j’ai travaillé comme analyste financier chez Solaire Direct, une entreprise spécialisée dans le développement de projets photovoltaïque en France et dans le monde. Au sein du département Financement de Projet, j’aidais les équipes terrain à négocier les loyers avec les collectivités locales et à estimer la viabilité d’un projet avant qu’il ne soit lancé ; une fois que le projet était validé, j’allais chercher des investisseurs pour financer ces projets. J’avais donc une double casquette : finance opérationnelle et leveur de fonds auprès d’investisseurs privés et institutionnels (fonds d’investissement, fonds de pension, banques).

A travers cette première expérience, j’ai vécu l’aventure entrepreneuriale par procuration : nous avons connu des périodes de forte croissance, des crises (le marché du solaire a été très chahuté en France : beaucoup d’acteurs sont apparus en même temps, et la réglementation a violemment évolué sur le marché), deux plans sociaux où 50% de la boîte est parti... On a failli mettre la clé sous la porte plus d’un fois ! J’ai énormément appris, et je suis toujours admiratif de l’équipe dirigeante qui a su tenir la barre au milieu de la tempête et faire de Solaire Direct une des plus grandes réussites entrepreneuriales françaises de la décennie.
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Un petit pitch pour présenter Uzer en quelques mots ?

Uzer, c’est un produit : Eugène, un boîtier connecté à fixer au-dessus de sa poubelle. On scanne le code-barre des emballages que l’on s’apprête à jeter, et Eugène nous informe à la fois sur la consigne de tri associée au produit, mais aussi sur ses valeurs nutritionnelles, les allergènes et additifs contenus dans le produit. Et comme un produit que l’on jette est souvent un produit que l’on a besoin de racheter, Eugène vous permet d’ajouter les produits scannés sur votre prochaine liste de courses et de l’exporter directement dans le panier en ligne de votre distributeur pour être livré. Notre ambition est d’améliorer le taux de recyclage en France, et plus généralement le niveau de connaissance des français sur les produits qu’ils consomment pour les aider dans leur démarche pour une consommation plus durable, à la fois en termes de recyclage et de « mieux manger ».

Comment vous est venue l’idée de Uzer ?

Au bout de 5 ans, j’avais le sentiment d’avoir fait le tour de l’énergie solaire. Mon ami Paul (qui travaillait à l’époque chez Casino au Viêt-Nam) m’a annoncé son imminent retour en France, et voulait que l’on discute entrepreneuriat.

La poubelle connectée était une idée qui me travaillait déjà depuis quelques années (je crois que j’y pensais même pendant mes études !). Dans mon entourage (colocataires, amis, famille), personne ne se sentait hyper concerné par le recyclage, et beaucoup d’erreurs étaient faites. Le constat était le suivant : si même au sein d’un milieu relativement privilégié et sensible aux problématiques environnementales, de telles erreurs sont faites, alors qui recycle correctement ? Personne.

Nous avons donc lancé un premier produit, une poubelle connectée. L’idée de base fournissait uniquement des consignes de tri, et Paul a ouvert le champ du projet à de nouvelles fonctionnalités (et donc à un public beaucoup plus large que seulement des personnes sensibles aux questions environnementales), ce qui a crédibilisé le modèle économique. On a pu tester le concept, sans avoir monté la structure, notamment auprès des équipes de Casino, et les retours ont été très positifs. Uzer a donc été créée en mai 2014.

Quelles ont été les difficultés majeures lors de la mise en œuvre de ce projet ?

Je dirais que notre première erreur a été de consacrer beaucoup de temps à peaufiner le concept, et pas assez à sélectionner les bons partenaires. On n’a pas suffisamment demandé conseil autour de nous, à d’autres entrepreneurs, on est resté dans notre bulle. Résultat : on a perdu du temps (et de l’argent), mais c’est en tombant qu’on apprend !

La seconde a été d’être trop ambitieux sur le produit. On voulait au départ créer une poubelle qui répondrait à tous les besoins des consommateurs, qui trierait et compresserait les déchets. On est allé assez loin dans le « délire »… on est même allé jusqu’à fabriquer des prototypes d’une valeur de 10.000€ ! Le concept plaisait, mais on n’avait pas bien anticipé les besoins des consommateurs, et la complexité d’industrialiser un tel produit. On a eu beaucoup de retours du type : « le produit est trop gros »,  « trop cher », ou « ma poubelle est encastrée », etc. On a quand même réussi à vendre pour 40 000 euros de poubelles en 1 mois sur KissKissBankBank, mais on sentait que ça allait coincer quelque part. On se disait de plus en plus qu’il fallait qu’on se concentre sur notre spécificité… « l’intelligence de la poubelle ». Or cette intelligence ne nécessitait pas d’être intégrée dans une poubelle, elle pouvait être délocalisée dans un petit boîtier que l’on viendrait fixer à côté de sa poubelle ! On a mis du temps à le réaliser.

Quand on y pense, on n’est pas passé loin de la catastrophe… En septembre 2016, on a réalisé qu’on ne pourrait pas continuer avec le concept d’origine : on ne trouvait pas de partenaires industriels qui pouvaient fabriquer notre poubelle à des prix compétitifs, on ne trouvait pas d’investisseurs… Mais on sentait un réel appétit pour le concept de poubelle intelligente, à la fois de la part des investisseurs et des utilisateurs. A seulement trois mois du CES où l’on devait présenter notre poubelle, on a opéré le pivot vers le capteur à fixer au-dessus de sa poubelle. Notre ingénieur mécanique a réussi à nous concevoir un prototype franchement réussi en seulement trois mois ! On a pu le présenter au CES, et on a eu de belles retombées presse. Grâce à ce pivot, les investisseurs qu’on avait approchés se sont dit qu’on savait réagir et rester à l’écoute du marché. En avril, on a closé la levée de fonds de 360.000€ auprès d’une dizaine de business angels, ce qui nous a permis d’industrialiser le boîtier et de pérenniser l’équipe.

Qu’est-ce-qui vous a aidé à mener à bien le projet ?

Sans hésiter : nos proches ! Paul et moi ne sommes ni l‘un ni l’autre ingénieur, mais nous nous sommes lancés dans un projet très technique (avec beaucoup de développement à la fois mobile, back end, et front…). On a très vite dû lever des fonds auprès de nos amis et de notre famille, ainsi qu’auprès de quelques personnes extérieures qui croyaient au projet. Ces premiers investisseurs nous ont permis de constituer nos capitaux propres, pour ensuite obtenir des subventions et lancer l’histoire (premier prototype).

Un autre facteur, c’est bien sûr l’entente entre Paul et moi : on ne s’est jamais disputé, même dans les moments difficiles, et malgré nos erreurs. La clé, c’est vraiment de trouver les bonnes personnes pour faire évoluer le projet, et on n’y est pas arrivé tout de suite. Nous avons commis quelques erreurs de recrutement sur des postes clés (notre premier CTO par exemple), mais on a appris de nos erreurs. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir été rejoints par Juan Pablo, notre super-CTO ! Il règne vraiment un climat de confiance au sein de l’équipe.

Quelles technologies utilisez-vous ?

On utilise Python & Django, PHP pour les webservices, et mySQL pour la base de données. Sur l’embarqué on est sur du C, et pour le développement mobile on utilise Swift pour iOS et du natif sur Android. On envisage sur les prochains mois de passer sur des technos plus orientées « stats » pour l’analyse de données.

En quoi Uzer est-il novateur ? Pourquoi allez-vous réussir ?

On aborde un sujet auquel personne ne s’est jamais intéressé : ajouter une consigne de tri à un code barre, ça ne se fait nulle part ailleurs. Aux débuts de l’IoT, tout le monde parlait de frigo connecté, mais personne ne s’intéressait à la poubelle. Pourtant, il y a ici un énorme potentiel : c’est un objet qui voit passer tous nos consommables (pas seulement le frais, mais aussi l’épicerie, les cosmétiques, etc), et qui soulève de vraies problématiques environnementales. Notre conviction c’est qu’en éduquant les gens à jeter correctement, on arrivera à les aider à consommer correctement.

Depuis le lancement, on a vendu près de 1000 boîtiers ! On a encore beaucoup de progrès à faire sur le produit, mais on reçoit de bons retours, et on voit dans nos premières stats d’utilisation une vraie récurrence dans l’usage et un très bon taux de rétention. On est convaincu que c’est lié au produit physique, car le boîtier appelle à l’usage (contrairement à une app dont on oublierait vite l’existence).  

Depuis quand peut-on utiliser votre service?

Le boîtier est disponible à la vente depuis mi-octobre 2017

Avez-vous été inspirés par d’autres entreprises pour créer Uzer ?

Les personnes avec qui j’ai travaillé chez Solaire Direct (et notamment l’équipe de direction) m’ont énormément inspiré. Nous avons vraiment accroché, et deux d’entre eux font partie des Business Angels de Uzer ! J’ai plusieurs entrepreneurs dans ma famille, dont certains qui font aussi partie de la love money d’origine… Autant dire que toutes ces personnes m’ont donné envie d’entreprendre ! Paul a vécu une expérience à peu près similaire, étant en contact direct avec le top management de Casino en Asie, ainsi que des amis entrepreneurs qui lui ont donné l’envie de se lancer !  

Prévoyez-vous de recruter en 2018 ? Si oui, quels types de postes ?

Absolument ! Nous externalisons un grande partie les développements front, mais nous avons besoin d’aide en interne sur la partie back end. A ce jour, nous recrutons :

Un(e) développeur/se back end (stage)
Un(e) développeur/se Android (stage) pour dupliquer le travail fait par nos freelance sur iOS

On projette une seconde levée de fonds courant 2018, et l’idée sera de pouvoir recruter de manière pérenne, et de développer la partie Communication & Business Development !

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